Accueil > Actualités

Actualités

jeudi 17 novembre 2016
Le Goncourt des lycéens 2016
A été attribué à Gaël Faye pour Petit pays Grasset

jeudi 17 novembre 2016
Remise du Prix Goncourt des Lycéens 2016 à Gaël Faye

Sur la photo, Madame la ministre Najat Vallaud-Belkacem, Gaël Faye qui a reçu le Goncourt des Lycéens, Alexandre Bompard PDG de la Fnac, Virginie Despentes et Tahar Ben Jelloun.

vendredi 11 novembre 2016
Le Liste Goncourt/Le choix de l'Orient 2016
a été attribué à Gaël Faye Petit pays Grasset

mercredi 9 novembre 2016
Le Liste Goncourt/Le choix de la Suisse 2016
a été attribué à Catherine Cusset L'Autre qu'on adorait Gallimard

jeudi 3 novembre 2016
Leila Slimani, lauréate du Prix Goncourt 2016

Sur la photo, Leila Slimani est entourée par Bernard Pivot, Tahar Ben Jelloun et Antoine Gallimard.

jeudi 3 novembre 2016
Le Prix Goncourt 2016
a été attribué à Leila Slimani pour Chanson douce, chez Gallimard au 1er tour de scrutin par 6 voix. Ont obtenu 2 voix : Gaël Faye Petit pays Grasset, 1 voix à Catherine Cusset L'autre qu'on adorait Gallimard et 1 voix à Régis Jauffret Cannibales Seuil.

lundi 31 octobre 2016
Le Liste Goncourt / Le choix polonais 2016
a été attribué à Gaël Faye pour Petit pays
Grasset

samedi 29 octobre 2016
Le Liste Goncourt / Le choix roumain 2016
vient d'être attribué à Catherine Cusset L'autre qu'on adorait Gallimard

mardi 25 octobre 2016
3° sélection pour le prix Goncourt 2016
Catherine Cusset L'Autre qu'on adorait Gallimard
Gaël Faye Petit pays Grasset
Régis Jauffret Cannibales Seuil
Leila Slimani Chanson douce Gallimard

mardi 4 octobre 2016
2° sélection Pour le prix Goncourt 2016
Catherine Cusset L’Autre qu’on adorait Gallimard
J-Baptiste Del Amo Règne animal Gallimard
Jean-Paul Dubois La Succession L’Olivier
Gaël Faye Petit Pays Grasset
Frédéric Gros Les Possédées Albin Michel
Régis Jauffret Cannibales Seuil
Luc Lang Au commencement du septième jour Stock
Leila Slimani Chanson Douce Gallimard

mardi 4 octobre 2016
Réception de la Maire de Paris, Anne Hidalgo

Réception d'Anne Hidalgo, Maire de Paris, et son Premier Adjoint Bruno Julliard. À droite de P. Claudel, Antoine Westermann, propriétaire du restaurant Drouant.

mardi 6 septembre 2016
1ère sélection pour le prix Goncourt 2016
1ère sélection Prix Goncourt 2016

Natacha Appanah Tropique de la violence Gallimard
Metin Arditi L’enfant qui mesurait le monde Grasset
Magyd Cherfi Ma part de Gaulois Actes Sud
Catherine Cusset L’Autre qu’on adorait Gallimard
J-Baptiste Del Amo Règne animal Gallimard
Jean-Paul Dubois La Succession L’Olivier
Gaël Faye Petit Pays Grasset
Frédéric Gros Les Possédées Albin Michel
Ivan Jablonka Laëtitia ou la fin des hommes Seuil
Régis Jauffret Cannibales Seuil
Luc Lang Au commencement du septième jour Stock
Laurent Mauvignier Continuer Minuit
Yasmina Reza Babylone Flammarion
Leila Slimani Chanson Douce Gallimard
Romain Slocombe L’affaire Léon Sadorski R. Laffont
Karine Tuil L'Insouciance Gallimard

mardi 7 juin 2016
Le Goncourt de la biographie
a été attribué à Philippe Forest pour Aragon, Gallimard, par 7 voix contre 3 voix à Philippe Paquet pour Simon Leys, Gallimard

mardi 7 juin 2016
Liste de lectures pour l’été
Joseph Andras De nos frères blessés Actes Sud
Michel del Castillo Goya Fayard
Ariane Chemin Mariage en douce ( Gary et Seberg) Equateurs
Julien Delmaire Frère des astres Grasset
Abdelkader Djemaï La vie (presque) vraie de l'abbé Lambert Seuil
Paul Greveillac Les Âmes rouges Gallimard
Mahmoud Hussein Tenir tête aux dieux Gallimard
Marie-Hélène Lafon Histoires Buchet Chastel
Philippe Forest Aragon Gallimard
Catherine Poulain Le grand marin L'Olivier
Antoine Senanque Jonathan Weakshield Grasset
François Sureau Je ne pense plus voyager Gallimard

lundi 9 mai 2016
Le Goncourt du 1er roman
a été attribué à Joseph Andras De nos frères blessés Actes Sud

lundi 9 mai 2016
Le Goncourt de la nouvelle
a été attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoires Buchet Chastel

lundi 9 mai 2016
Le Goncourt de la poésie/Robert Sabatier
a été attribué à Jean Pierre Siméon pour le Printemps des poètes

lundi 9 mai 2016
Sélection pour le Goncourt de la biographie
Aragon de Philippe Forest Gallimard
Simon Leys de Philippe Paquet Gallimard
Goya de Michel del Castillo Fayard
Missy de François-Olivier Rousseau Pierre-Guillaume de Roux

mardi 5 avril 2016
Sélection pour le Goncourt du 1er roman et de la nouvelle
Goncourt du 1er roman 2016 :
En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut Finitude

Le grand marin de Catherine Poulain, l’Olivier

Wanderer de Sarah Léon, Heloïse d’Ormesson

Bianca de Lou Robert – Editions Julliard

Goncourt de la nouvelle 2016:
Histoires de Marie Hélène Lafon,Buchet-Chastel

Bonnes nouvelles de Chassignet de Gérard Oberlé, Grasset

Une chance unique de Erwan Desplanques l’Olivier

33 chambres d’amour de Francois Emmanuel, Seuil

vendredi 18 mars 2016
La Liste Goncourt/ Le Choix de l'Italie
a été attribué à Delphine de Vigan pour D'Après une histoire vraie JC. Lattès

lundi 25 janvier 2016
Discours de Bernard Pivot
Avant de devenir écrivain – un grand écrivain – c’est à la mort qu’est accordé ou pas l’adjectif grand - avant de devenir le romancier de ces trois chefs d’œuvre : Vendredi ou les limbes du Pacifique, Le Roi des aulnes, Les Météores, Michel Tournier avait travaillé aux Editions Plon.
Un peu comme traducteur de l’allemand, un peu comme conseiller littéraire, un peu comme attaché de presse. Pour exercer ces trois peu qui faisaient beaucoup, il avait un bureau où, jeune journaliste, j’allais bavarder avec lui. Il me racontait des anecdotes, des histoires sur les écrivains qu’il publiait ou qu’il connaissait, et de ces histoires amusantes je faisais des échos dans Le Figaro littéraire.
Un jour, il m’a raconté – mais avec interdiction de l’écrire – que, quelques années auparavant, le directeur général de Plon, Charles Orengo, l’avait fait venir dans son bureau et lui avait dit : Nous allons publier les Mémoires de Guerre, du général de Gaulle. C’est encore confidentiel. C’est vous qui serez chargé de la promotion du livre. Il est hors de question, évidemment, de déranger le général. Ce n’est donc pas à lui que vous aurez affaire, mais à un homme de confiance qu’il a désigné !
- Qui est-ce ? a demandé Michel.
- Je ne me souviens plus du nom, a répondu le directeur de Plon. Ce doit être un aide de camp quelconque. J’ai noté son nom quelque part.
Et Michel imitait Charles Orengo fouillant dans la paperasse de son bureau, s’énervant de ne pas trouver. Et puis, enfin :
Ah, voilà ! Il s’appelle… voyons, voyons, il s’appelle …
Pompou … ah ! Pompidou.
Ton rire Michel ! Ton rire !
Et ton si beau sourire.
Le passage soudain de Georges Pompidou du presque anonymat à la célébrité, Michel Tournier l’a vécu aussi, en 1967.
La publication, chez Gallimard, de Vendredi ou les limbes du Pacifique a d’emblée imposé son nom dans la littérature. Ce n’est pas toutes les années qu’on a la certitude de voir naître un écrivain majeur, avec une œuvre devant lui ! A la barbe et à la colère de l’académie Goncourt, l’Académie française lui a décerné son grand prix du roman.
Trois ans après, en 1970, les Goncourt le couronnaient, exploit unique, à l’unanimité, pour Le Roi des aulnes. Et seulement deux ans après, en 1972, Michel Tournier était élu à l’académie Goncourt, alors que l’Académie française l’avait déjà sollicité.
Pourquoi ce choix ? Michel a répondu dans Le vent Paraclet.
« J’apprenais à écrire en prenant modèle sur Jules Renard, Colette, Henri Pourrat, Châteaubriant, Giono, Maurice Genevoix, ces poètes de la prose concrète, savoureuse et vivante dont le patronage explique que je me sente chez moi en cette académie Goncourt si obstinément naturaliste et terrienne. »
J’imagine qu’une autre raison a dû pousser Michel Tournier à rejeter les avances de l’Académie française : l’écrivain qu’il a toujours considéré comme son modèle, son maître, Emile Zola, s’est présenté 19 fois sous la Coupole et 19 fois il a été recalé !
Refuser le fauteuil que l’Académie française lui proposait, c’était venger Zola !
Michel Tournier est resté pendant 38 ans à l’académie Goncourt, ajoutant son prestige, sa culture, sa lucidité, sa curiosité, son humour, son expérience à notre société.
Pendant 38 ans, il a eu la générosité, souvent au détriment de l’écriture de son œuvre, de lire ses confrères romanciers, les nouveaux comme les anciens.
Il en a fait des découvertes !
Parfois, à l’étonnement des 9 autres membres du jury…
Il était très difficile de l’influencer, alors qu’il ne renonçait jamais à nous enrôler à son choix. Michel Tournier a été l’un des membres les plus actifs, les plus influents et les plus aimés de l’académie Goncourt.
En 2010, il nous a quittés parce que venir à Paris était devenu pour lui une épreuve physique, une contrainte insupportable. De ce moment, il a préféré rester dans son presbytère et son jardin de Choisel.
Tu en parlais si bien, Michel, de ton presbytère et de ton jardin !
Voici l’éloge que tu en faisais, déjà, en 1977, à la dernière page du Vent Paraclet :
« Au jardin en fleurs succède le jardin fruitier, puis il se couvre des rousseurs de l’automne, et l’un de ses plus purs avatars est le jardin- sous-la-neige. L’homme-jardin vieillit bien. Il prend de la bouteille et son visage s’enrichit de chacune de ses rides. Le cimetière qu’il voit de sa fenêtre, s’il habite un presbytère, est un autre jardin. Quant à l’absolu jardinier, il ne s’étale pas dans une durée infinie, il se contracte dans un instant mystique.
C’est le parti que j’ai choisi. Mon jardin couvre deux mille mètres carrés, superficie idéale, car ainsi je peux tout juste venir à bout de son entretien sans l’aide d’un jardinier. Sa forme carrée et les vieux murs qui l’entourent ajoutent à sa perfection. Mais dès qu’on parle jardin, il convient de dépasser la géométrie plane et d’intégrer la troisième dimension à notre méditation. Car l’homme-jardin par vocation creuse la terre et interroge le ciel. Pour bien posséder, il ne suffit pas de dessiner et de ratisser. Il faut connaître l’intime de l’humus et savoir la course des nuages.
Mais il y a encore pour l’homme-jardin une quatrième dimension, je veux dire métaphysique. Chaque matin d’été, en grillant mon pain et en faisant infuser mon thé devant la fenêtre grande ouverte par laquelle s’engouffrent et déferlent sur moi l’odeur des graminées et le souffle des tilleuls, je comprends soudain que le temps se contracte, que l’espace se limite à ces quelques pieds carrés, clos de pierre, qu’un être – mon jardin justement – s’épanouit seul dans une immobilité exorbitante qui est celle de l’absolu. La première touche du soleil levant se pose rose sur le tronc blanc d’un certain bouleau qui brille alors comme un corps de chair au milieu des sapins noirs. La terre, le ciel et, entre les deux, le fouillis végétal s’imposent souverainement. La fauvette courbe jusqu’au sol la tige du vieil églantier. Le hérisson s’endort serré comme un gros poing velu à l’ombre des cosmos. Tout humide encore de ses chasses nocturnes, la chatte vient vers moi à pas recueillis. Le présent s’éternise dans une imprévoyance et une amnésie divines. »

Bernard Pivot

samedi 23 janvier 2016
Discours de Régis Debray
Ce n’est pas tous les jours que la disparition d’une personne, et même d’une belle personne, nous donne le sentiment qu’avec elle quelque chose comme une époque, quelque chose de rare et de symbolique met à la voile et s’éloigne de nous. Quelque chose de très particulièrement français et qui nous fait ou nous faisait honneur à tous. Qu’est ce donc qu’elle incarnait d’aussi singulier, notre irrégulière nationale, la plus illustre des Marseillaises ? Elle a incarné la rencontre de ce qui n’était pas fait pour se rencontrer. De l’élégance la plus féminine avec un sens très viril, à l’ancienne, de la camaraderie ? Oui, mais pas seulement. De l’alliage de la politique et de la culture, un vieux couple séculaire dont le divorce semble aujourd’hui consommé ? Oui, mais pas seulement. De l’honneur rendu aux Belles-Lettres, à la lecture et au silence, dans un monde voué au bruit et aux images ? Oui, et Bernard Pivot, malheureusement empêché, se joint à moi, ainsi que Paul Constant et Marie Dabadie, pour vous en donner foi. Ce qu’illustrait l’épouse de Gaston Deferre et l’amie de Louis Aragon, de Jean Genet et de Maurice Druon est pour le moins insolite, autant que la rencontre en une même personne d’une directrice de Vogue et d’une caporale de la Légion étrangère.

Se retrouver au centre du Tout-Paris par ses fréquentations mais très loin des snobismes parisiens par ses calmes intransigeances – c’est le paradoxe Edmonde. La vente de l’Huma n’est pas à son plus haut rue des Saints-Pères. Elle avait de quoi cultiver son ego dans l’entre-soi d’un milieu aristocratique, avec une souriante indifférence pour les choses de ce monde, et elle a rallié, très tôt, envers et contre tout, un nous plébéien de militants et de combattants. Un nous d’Europe centrale et un nous de Méditerranée, où Suez, Rome, Alger et Rabat se donnent fraternellement la main. Les patriotes cosmopolites sont les meilleurs.

Qu’on puisse naître sous un nom de famille enviable, avec une cuillère d’argent dans la bouche, et se retrouver FTP à vingt ans, et à quatre-vingt, les pieds dans la gadoue à la Fête de l’Huma – cela veut dire que le destin d’un être humain n’est pas donné par sa généalogie ni par son milieu mais par son caractère et sa volonté. Cela veut dire la République. cela veut dire la liberté de l’esprit. Cela veut dire que le monde est ce que nous en faisons et non ce qu’il fait de nous.

Merci Edmonde. Avec toi, à travers toi, car on se tutoyait chez les Goncourt, c’est à un pan de notre histoire, c’est même à un trait de notre civilisation que nous adressons notre salut reconnaissant. Non pour les enterrer, ces valeurs en déroute, mais dans l’espoir que ton nom seul, ton prénom, Edmonde, nous donne désormais l’envie, le besoin de les voir un jour ressusciter. Je suis sûr que Marcantonio et les siens feront tout ce qu’il faut pour raviver, avec ta mémoire, ce désir en nous tous.

Régis Debray

Discours d'Olivier Nora
Ce n’est pas seulement l’éditeur qui est en deuil aujourd’hui : tout en ayant une pensée émue et affectueuse pour Marcantonio et les siens, j’ose dire que je me sens orphelin comme un familier.

Pour la maison Grasset, aux destinées de laquelle je ne préside que depuis quinze ans mais où elle a publié depuis cinquante ans, Edmonde,  c’était notre famille.

Pas seulement parce qu’elle y a donné fidèlement tous ses livres, dont je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler les titres, les sujets et les succès, puisque chacun d’entre eux est devenu un « classique » -je vous parle d’un temps où l’on pouvait marquer puissamment et durablement son époque avec une dizaine de grandes oeuvres dans toute une vie- mais parce que les familles d’Edmonde et de Jean-Claude Fasquelle étaient déjà indissolublement liées et amies par Marseille.

C’est dire que lorsqu’en 2000, adoubé patron de la maison par Jean-Claude Fasquelle, je fais la connaissance de cette jeune héroïne de 80 ans et de quarante ans mon aînée, dont Jean Rista,  Régis Debray et Jean-Pierre Chevènement vous parleront mieux que je ne saurais le faire, je suis follement intimidé. Et voilà que cette femme éternellement séductrice me fait le cadeau de son amitié : pas seulement en me tutoyant rapidement et en allant si vite à l’essentiel, mais en me dévoilant ce qui demeurera pour moi sa signature indélébile, et que j’appellerais « Le rire d’Edmonde ». Car avec Edmonde, je me permets de le dire en ce jour de chagrin parce qu’elle aurait été la première à ne pas vouloir être statufiée, je ne me souviens que de rires, de rires complices, de cascades de rires.

Vous avez tous à l’esprit l’énigmatique épisode biblique du rire de Sarah : elle a 90 ans, son époux en a 99, et lorsque trois anges annoncent à Abraham la naissance prochaine d’un fils, sa femme Sarah, qui surprend cette prophétie, rit. Que n’a-ton glosé sur la signification de ce rire de Sarah : signifiait-il la joie, l’incrédulité, la politesse du désespoir ? Foin des exégèses : pour moi, le rire d’Edmonde était celui de l’ironie souveraine et signait, selon la définition qu’en donne Jankélévitch, la « mauvaise conscience de l’hypocrisie ». Son rire décapait les faux-semblants et les mensonges, balayait les postures et les masques. Nul mieux qu’elle n’a maitrisé les codes sociaux avec tant d’élégance, dans tant de milieux, tant de langues et tant de pays, mais nul n’en était moins dupe.  Irréductiblement résistante, insoumise, indocile : c’était Edmonde riant de ceux qui ne savaient pas rire et riant comme ceux qui ont tôt défié la mort, qui se sont arrachés à la « souche », affranchis de leur déterminisme familial, et ont « coudé » leur vie pour mieux choisir librement leur destin.

Alors, à notre tour, réjouissons-nous avec elle et pour elle : cette grande aventurière, cette « Irrégulière » au sens où elle l’entendait dans le titre de son itinéraire Chanel, rejoint aujourd’hui en paix ses héroïnes, Adrienne, Coco, Isabelle Eberhardt ; elle va retrouver Gaston qui l’attend pour lui parler de Marseille. Et par une ironie de l’histoire, elle sera escortée sur sa route par un cortège à sa dimension : Ettore Scola, avec lequel elle va pouvoir partager sa passion pour l’Italie et le cinéma ; Pierre Boulez, avec lequel elle va pouvoir débattre furieusement de sa passion pour la musique, dont le Festival d’Aix garde le souvenir intact ; Michel Tournier, avec lequel elle va pouvoir converser de sa passion pour la littérature et pour le jury Goncourt.

Cet enfant que l’on annonçait à Abraham et à Sarah, Dieu lui-même le nomme Ytshak, qui signifie « Il rira ». Nous sommes tous un peu les enfants d’Edmonde et de ses œuvres.  

Je vous invite à rire avec elle : je crois que c’est ce qu’elle aurait voulu, je crois que c’est ce qu’elle aurait aimé…

Olivier Nora

jeudi 21 janvier 2016
Edmonde Charles-Roux est décédée mercredi 20 janvier au soir
à Marseille, auprès de son petit neveu, Marcantonio del Drago.

lundi 18 janvier 2016
Michel Tournier est mort lundi 18 janvier 2016 à 19h
dans son presbytère à Choisel entouré de sa famille adoptive Laurent et Marie-Claude Filiculis.

mardi 5 janvier 2016
Dans sa séance du 5 janvier 2016, l'académie Goncourt a élu
Eric-Emmanuel Schmitt au couvert d'Edmonde Charles-Roux et Virginie Despentes au couvert de Régis Debray.

mercredi 16 décembre 2015
Le Liste Goncourt/ Le choix de la Tunisie
a été attribué à Tobie Nathan pour Ce pays qui te ressemble Stock

mardi 1 décembre 2015
Le 28° Goncourt des lycéens

a été attribué à Delphine de Vigan D'après une histoire vraie JC Lattès

De gauche à droite: Bernard Pivot, Alexandre Bompard PDG de la Fnac, Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Éducation nationale, et Delphine de Vigan.

mardi 24 novembre 2015
Le Goncourt des lycéens sera attribué mardi 1er décembre.
FR3 annoncera le nom du lauréat en direct de Rennes à 12.45.

jeudi 12 novembre 2015
Le Liste Goncourt/ Le choix de la Suisse
a été attribué à Mathias Enard pour Boussole Actes Sud



Le Centre national du livre, partenaire de l’Académie Goncourt.


L'académie Goncourt bénéficie du soutien de la Ville de Paris.